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mercredi 30 septembre 2009

La (mauvaise) idée de France Telecom

Pour lire l’article complet:

Frappée par une vague de 24 suicides en 18 mois, l'entreprise prévoit d'ouvrir un "le plus sécuritaire possible" où les fenêtres seront bloquées, les terrasses et les passerelles inaccessibles. "Parler d'immeuble anti-suicide est exagéré", commente France Télécom.

Contacté par le nouvelobs.com, un porte-parole de France Télécom confirme qu'il sera "impossible d'ouvrir les fenêtres à cause de la climatisation". De même, "une réunion du CHSCT a obtenu, la semaine dernière, de renforcer la sécurité des passerelles qui relient différentes parties de l'immeuble en rehaussant les parois, pour éviter tout accident".
Toutefois, "parler d'immeuble anti-suicide est exagéré", précise le porte-parole. Il présente plutôt un "nouveau bâtiment moderne où les conditions de sécurité seront scrupuleusement respectées, mais sans mesures particulières" par rapport aux suicides. "Comme dans tout immeuble moderne, les mesures de sécurité sont importantes", mais "de là à dire que France Télécom impose des gardes-fous systématiques sur ses bâtiments, c'est un peu rapide".
"On voit clairement une recherche du sensationnalisme dans la manière de présenter les choses".

Le monde avance…

Johanny

mardi 9 juin 2009

Al masdar, une éco-ville alliant architecture traditionnelle et technologie de pointe

En plein désert, à Abou Dhabi, dans les Emirats arabes unis, une ville ultra-moderne est construite de toutes pièces. Dédiée aux technologies du développement durable, sans voiture, sans aucune émission de gaz carbonique, elle accueillera 50.000 personnes et 1.500 entreprises.

Energie solaire pour tout le monde, bâtiments soigneusement étudiés pour réduire le besoin en climatisation, recyclage de l'eau, aucune voiture mais des transports en commun : Masdar City sera une ville à « zéro émission », de gaz carbonique s'entend (du moins si l'on exclut la respiration des habitants...). Ce projet ambitieux a été lancé en 2006 par l'émirat d'Abou Dhabi, le plus riche des Emirats arabes unis. Depuis longtemps, le prince héritier, le cheikh Khalifa bin Zayid Al Nahyan (qui est également président de la fédération des émirats), pense à l'après-pétrole. La diversification de

l'économie est au programme avec une priorité pour le développement des énergies renouvelables. L'émirat lui a consacré 15 milliards de dollars dans l'emblématique projet Masdar Initiative (masdar signifiant source).

Des rues ombragées pour minimiser les apports de chaleur... comme dans les villes traditionnelles. Cette image de synthèse (comme les autres de cet article) a été réalisée par le cabinet d'étude britannique chargé de l'architecture de la ville. © Foster+Partners/Masdar Initiative
La construction de la cité, qui s'étendra sur 6 kilomètres carrés, tout près de la ville d'Abou Dhabi, a officiellement été inaugurée le 9 février 2008 mais les véritables travaux viennent seulement de commencer. Le budget annoncé atteint 22 milliards de dollars pour cette infrastructure aux technologies sophistiquées. L'énergie solaire sera récupérée par des capteurs intégrés aux bâtiments eux-mêmes. Masdar City utilisera aussi l'énergie éolienne et les détritus organiques serviront à fournir un supplément d'énergie.

 

Les habitants n'auront pas à renoncer à la climatisation mais elle ne sera pas assurée par les habituels compresseurs. La ville elle-même sera conçue pour minimiser la dépense énergétique : orientation des bâtiments, zones ombragées, espaces de verdure et forçage de la circulation d'air naturelle. Les conditionneurs d'air eux-mêmes fonctionneront directement à l'énergie solaire.

Dans cette ville où l'automobile sera bannie, les habitants se déplaceront dans des mini-tramways, qui restent à inventer. © Foster+Partners/Masdar Initiative
Les transports seront assurés par un système de véhicules électriques autonomes, sur rails ou glissant par sustentation électromagnétique, dont on promet qu'ils permettront le voyage quasiment porte à porte. C'est du moins la demande du cahier des charges, pour lequel des candidats se sont déjà fait connaître. 

La consommation sera, assurent les promoteurs du projet, inférieure de 75% à celle d'une ville moderne du même type. Pour l'instant, ces chiffres et les techniques à utiliser restent du domaine de la prévision ou du vœu pieux. Mais le projet a bel et bien démarré et la ville pourra accueillir 50.000 personnes et 1.500 entreprises en 2015.

Source : futura-sciences.com


Johanny

mercredi 3 juin 2009

La tour Eiffel, une belle brune de 120 ans

La 19e campagne de rafraichissement des peintures de la "dame de fer" parisienne, qui fête ses 120 ans cette année, vient de commencer.

Construite en fer puddlé, la tour Eiffel, 324 mètres de haut, 10.000 tonnes, 120 ans cette année, est éternelle. Ou quasiment.
Car le fer de sa structure, constamment attaqué par la rouille, la pollution et les déjections d'oiseaux ne résiste que s'il est repeint régulièrement. "La peinture est l'élément essentiel de conservation d'un ouvrage métallique et les soins qui y sont apportés sont la seule garantie de sa durée", soulignait déjà en 1900 Gustave Eiffel lui-même.
Depuis 1889, la peinture de la tour est refaite tous les sept ans. Ce sera cette année la 19e campagne.
Tour à tour brun rouge, ocre brun, jaune varié, jaune brun et rouge brun, la tour Eiffel arbore depuis 1968 une couleur brevetée dite "brun tour Eiffel", choisie pour son harmonie avec le paysage parisien. Une couleur dégradée en trois tons, allant du plus foncé en bas au plus clair en haut pour qu'elle soit homogène vue du sol. "C'est la couleur qui va le mieux à la tour Eiffel, sa plus belle robe peut-être, en tout cas c'est ce que les cinéastes, photographes, les amoureux de Paris, les Parisiennes et les Parisiens, tous ceux qui aiment la tour Eiffel nous disent depuis maintenant 40 ans, nous avons décidé définitivement de garder le brun", a déclaré Jean-Bernard Bros, président de la Société d'exploitation de la tour Eiffel lors d'une conférence de presse.

Une équipe de 25 peintres insensibles au vertige vont appliquer 60 tonnes de peinture sur les 250.000 mètres carrés de surface de la tour parisienne, haute de 324 mètres avec ses antennes. La formule est sans piments de plomb, remplacés par du phosphate de zinc comme agent anticorrosion, et plus résistante à la pollution.
Les peintres, souvent des alpinistes déjà aguerris, sont équipés de harnais pour travailler sur les poutrelles et utilisent systématiquement des "lignes de vie" (câbles) qui leur permettent de se déplacer en ayant toujours un point d'attache.
Comme du temps de Gustave Eiffel, les peintres de la société grecque retenue utilisent des méthodes traditionnelles: pas de pistolet, leurs pinceaux et brosses sont attachés à leurs bras pour éviter toute chute sur des visiteurs.
Ils commenceront par le sommet de la tour pour terminer à sa base, en suivant une méthode rigoureuse: pour les zones les plus corrodées, mise à nu, première couche d'antirouille, renforcement antirouille et couche de peinture de finition. Pour le reste de la structure: nettoyage vapeur par haute pression, traitement des défauts, débouchage des trous d'écoulement et application de deux couches de peinture.
Une dernière opération d'une plus grande ampleur qui reste en suspens devra bien avoir lieu un jour ou l'autre : "il faudra la décaper", prévient M. Bros, car 200 tonnes de peinture environ subsistent des campagnes précédentes. Ce sera pour un autre anniversaire.

 

 

Source : Le Moniteur.fr

 
Johanny
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lundi 27 avril 2009

Les 10 architectes vont plancher sur le projet du Grand Paris

 

Nicolas Sarkozy a reçu, le  05 juin 2008, les candidats désignés pour concevoir le futur aménagement de la capitale et de sa périphérie.

« ! » En dévalant le perron de l'Élysée, l'urbaniste Michel Cantal-Dupart résumait ainsi la consigne présidentielle de travailler rapidement et de proposer du concret pour un futur Grand Paris. Hier matin, Nicolas Sarkozy recevait, en effet, les architectes représentant les dix équipes sélectionnées dans le cadre de la consultation lancée depuis la fin 2007 par le ministère de la Culture pour réfléchir à la métropole parisienne du XXIe siècle.

Parmi une quarantaine de candidats, un jury a choisi, le 21 mai dernier, de confier la tâche de rêver ce fameux Grand Paris aux Français Jean Nouvel, associé à Michel Cantal-Dupart et Jean-Marie Duthilleul, Christian de Portzamparc, Roland Castro, Antoine Grumbach, Yves Lion, Djamel Klouche, au Britannique Richard Rogers, aux Italiens Bernardo Secchi et Paola Vigano du Studio 08, aux Néerlandais de l'agence MVRDV et, enfin, à l'Allemand Finn Geipel.

Tous ont constitué des équipes fournies, rassemblant aussi bien des chercheurs, des écrivains, des philosophes que des sociologues. Ils ont désormais jusqu'à la fin janvier pour penser les frontières pertinentes d'une grande agglomération-capitale, à l'identité forte et pour imaginer les solutions d'un aménagement cohérent. « Il n'y avait pas eu de réflexion sur la ville à cette échelle depuis très longtemps », constatait hier Christian de Portzamparc.

« Comme au temps de Haussmann »
Un tel projet de Grand Paris tient particulièrement à cœur à Nicolas Sarkozy. Le président de la République avait donné le top départ de cette réflexion lors de l'inauguration de la Cité de l'architecture et du patrimoine en septembre 2007. Et depuis le gouvernement s'est adjoint les services d'un secrétaire d'État chargé du Développement de la région capitale, en la personne de Christian Blanc. Hier, Nicolas Sarkozy a donc rappelé toute l'ambition de ce projet à la plupart des s (à l'exception notamment de Jean Nouvel, parti recevoir, lundi, son prix Pritzker aux États-Unis).

« Le président a envie que la France redevienne leader en matière architecturale et qu'elle retrouve un moment de grand souffle comme au temps de Haussmann », expliquait la ministre de la Culture, Christine Albanel. Et si la consultation est dite de « recherche et développement », pas question pour ses participants de se cantonner aux grandes théories, si brillantes soient-elles.

« C'est assez inhabituel, on nous demande à la fois de conceptualiser et de produire des projets, d'être théoriciens et hommes d'action », remarquait Christian de Portzamparc. Le président entend disposer dans sept mois d'un certain nombre de propositions concrètes qui pourraient être mises en route avant la fin de son mandat. Dès hier, certains des participants évoquaient d'ailleurs quelques pistes à explorer (voir ci-dessous).

Au terme de la réflexion, il ne s'agira pas de décréter que les solutions d'une des dix équipes l'emportent sur les autres mais de faire la synthèse de l'ensemble des projets. D'ailleurs, les participants ne s'estiment pas en compétition. « On se connaît tous et on s'apprécie. Nous avons envie de travailler ensemble », remarquait Michel Cantal-Dupart. Ils auront justement l'occasion de confronter leurs points de vue lors de trois grands rendez-vous. Nicolas Sarkozy a également insisté sur la dimension populaire de cette réflexion. Pour que les Franciliens puissent s'approprier le débat, un site Internet devrait être mis en place. Le président aurait même prononcé le mot de « référendum ». Surtout, la fin de la consultation donnera lieu au début de l'année prochaine à une exposition à la Cité de l'architecture et du patrimoine.

Enfin, l'Élysée a décidé de laisser d'abord les équipes réfléchir avant de trancher la question de la gouvernance du futur Grand Paris.

Source : www.lefigaro.fr

NeoCAD 
Johanny
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jeudi 23 avril 2009

Basilique-cathédrale Notre-Dame-de-la-Treille de Lille

La basilique-cathédrale Notre-Dame-de-la-Treille est la cathédrale de Lille. De style néogothique, elle est située dans le quartier du Vieux-Lille et abrite une statue miraculeuse de la Vierge Marie, Notre-Dame de la Treille, dont l'existence était déjà attestée au xiie siècle.

Sa construction a débuté en 1854 pour s'achever en 1999 par une façade très moderne et sobre, grise à l'extérieur et orange translucide à l'intérieur.

La façade principale a été inaugurée en 1999.
Conçue par l'architecte Pierre-Louis Carlier, elle est totalement indépendante du reste de l'édifice. Sa partie centrale est composée d’une ogive de 30 mètres de haut, tapissée de 110 plaques de marbre blanc de 28 millimètres d’épaisseur, que soutient une structure métallique de Peter Rice.

Elle contient un vitrail circulaire de 6,5 mètres de diamètre, dessiné par Ladislas Kijno, constitué de 20 plaques de verre trempé, insérées dans une armature inox. Le thème de la Résurrection y est évoqué notamment à travers le visage du Christ, mais on peut aussi y apercevoir l’arbre de Jessé, le roi David jouant de la harpe, saint Michel terrassant le dragon, un mouton portant un oriflamme, le symbole du Saint-Esprit, les trois lettres de Pax, un agneau pascal, des fruits, l’image de Notre Dame de la Treille, les feuilles de la vigne, la clé de Saint Pierre, un ciboire et une hostie, un poisson avec le chrisme grec IXTUS...

Le portail principal de 5 mètres de haut a été réalisé en verre et en bronze par Georges  Jeanclos. Son décor reprend le thème d’une treille de ceps sur laquelle s’accrochent des groupes de dormeurs tandis que le pilier central porte une Vierge. La façade comprend également deux portails latéraux réalisés par Maya Salvado Ferrer sur la base des esquisses de Jeanclos décédé trop tôt pour achever ce projet.

En 2006, Notre-Dame-de-la-Treille est retenue pour recevoir le Grand Orgue du studio 104 de la Maison de la Radio. Il y est installé en 2007.

Source : wikipedia

 

 

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dimanche 29 mars 2009

Inauguration du pôle Euratechnologies

 

L'inauguration du pôle Euratechnologies, entre Lille et Lomme, a attiré plusieurs milliers d'invités et de curieux. Aussi grandiose que surprenante, la cérémonie a su tenir tête aux intempéries. Dans le public, on trouvait des acteurs des nouvelles technologies, mais également des anciens ouvriers d'un site jadis dédié au textile et des habitants du quartier, très attentifs au projet.

Ce devait être une promenade fluviale et écologique. Une espèce de mise en bouche avant les différentes cérémonies marquant l'inauguration du pôle Euratechnologies. Et puis, passager comme de nombreux VIP de la navette fluviale reliant le Champ de Mars au site dédié aux nouvelles technologies, Bruno Bonduelle s'empare du micro. Face à une Martine Aubry partageant une banquette avec Philippe Vasseur, le président du Comité Grand Lille, le président de la chambre de commerce annonce que la CCI va d'ores et déjà rétrocéder à la ville dix hectares du port de Lille. « Maintenant, Euratechnologies va vraiment s'étendre, se réjouit aussitôt Pierre de Saintignon, premier adjoint au maire et porteur du projet. Euratechnologies est devenue irréversible. »

Quelques minutes plus tard, face à des bâtiments devant accueillir plus de 80 entreprises spécialisées dans les nouvelles technologies et près de 1 500 salariés d'ici septembre, la maire de Lille et une ancienne salariée de cette ex-usine Le Blan-Lafont inaugurent la nouvelle entité en déclenchant une série d'explosions de lumières. Un peu à l'écart, Dominique Mabille contemple, pensif. Ce Lommois vit dans le quartier du Marais, à 800 mètres de cette nouvelle cathédrale économique. « Non, je ne vois pas forcément tout de suite de l'emploi pour les gens des environs, sourit Mabille. Mais le but est ailleurs. Rendu plus attractif, le quartier attirera d'autres entreprises. »

Source : www.lavoixeco.com PAR LAKHDAR BELAÏD

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Johanny
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vendredi 21 novembre 2008

Le dessinateur en bâtiment

Le dessinateur en bâtiment partage son temps entre le terrain et le bureau. Selon les indications de l'architecte dont il est le bras droit, il dessine les plans des travaux de réalisation, de modification ou de réaménagement.
Il intervient sur tout type de constructions, individuelles ou collectives, neuves ou anciennes.
Ses connaissances techniques approfondies le rendent souvent indispensable tout le long du projet : pour l'avant étude, il doit participer aux rencontres avec les clients, comprendre ses attentes. Mais il est surtout présent pour identifier les aspects techniques qu'il devra ensuite prendre en compte dans la montée du projet : type de sol, matériaux à utiliser.
Il est capable de fournir une étude chiffrée. Ensuite, il suit les chantiers jusqu'au bout.
Il est le coordinateur du chantier, le lien entre le client, l'architecte et les entreprises.
Il peut avoir au-dessus de lui un projeteur qui sera le responsable du projet.
Aujourd'hui, la plupart des dessins en bâtiment sont réalisés avec des outils de CAO ou DAO.
 
Profil
Comme tous les dessinateurs, une bonne représentation spatiale est indispensable. Il doit faire preuve à la fois de rigueur et de créativité, voire être doté d'un certain sens de l'esthétisme (même si c'est l'architecte qui est le " créateur ").
On peut aussi lui demander une aisance dans la conduite de projet - il pourra gérer des dossiers de A à Z.
Compétences informatiques : maîtrise des logiciels comme Autocad, Autodesk architectural desktop, ARC+ Progress, Archicad...
 
Environnement
Les dessinateurs en bâtiment sont aussi bien recherchés dans les bureaux d'étude que dans les entreprises générales de construction, les cabinets d'architecte ou les institutions publiques.
Son environnement dépend donc du nombre de personnes employées et de l'importance des projets qu'il aura à traiter.
 
Evolution
Avec l'expérience, le dessinateur ou la dessinatrice en bâtiment peu passer chef de bureau ou surveillants de chantier. S'il fait une formation complémentaire dans des écoles spécialisées, plusieurs métiers s'offrent à lui : contremaître, conducteur de travaux, technicien en génie civil, architecte ou encore designer d'intérieur.
 
Formation - Pré-requis
Il existe des formations de dessinateurs en bâtiment dès le CAP. Ils peuvent ensuite enchaîner sur un BEP, un BAC pro (généralement, bac génie civil ou Construction Bâtiment Gros-Oeuvre).
Pour atteindre le niveau III (cadre moyen) et pouvoir gérer des dossiers complets, il faut un BTS bâtiment.

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Johanny
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lundi 27 octobre 2008

Vitruve

Vitruve : "en quoi consiste l'architecture"
 
Le seul traité d'architecture qui nous soit parvenu de l'antiquité est celui de Vitruve, architecte romain du 1er siècle av JC. L'imprimerie va permettre au 16éme siècle sa diffusion. Imprimé en latin dès 1486 à Rome, sans dessins, il est illustré par Fra Giocondo en 1551, traduit en français par Jean Martin et illustré en partie par Jean Goujon en 1547 (1). Vitruve est la référence incontournable pour la réflexion et la pratique architecturale de la Renaissance jusqu'à la période classique-baroque, époque à laquelle tout en ne cessant de clamer leur fidélité à l'esprit du texte original, certains traducteurs-commentateurs vont s'écarter des interprétations admises jusque là. C'est le cas de Perrault comme nous l'avons vu rapidement au travers de son différent avec Blondel, Perrault dont la traduction va favoriser à la fois une large diffusion du texte antique et la lecture "moderne" qu'il en fait.
 
Des qualités de l'architecte
 
Selon Vitruve, l'architecture, cette "science qui s'aquiert par la pratique et la théorie", exige toute une palette de compétences et de connaissances. Outre l'ingéniosité et le goût du travail, l'architecte doit avoir "de la facilité pour la rédaction, de l'habileté pour le dessin, des connaissances en géométrie ; il doit avoir quelque teinture de l'optique, posséder à fond l'arithmétique, être versé dans l'histoire, s'être livré avec attention à l'étude de la philosophie, connaître la musique, n'être point étranger à la médecine, à la jurisprudence, être au courant de la science astronomique qui nous initie aux mouvements du ciel". Notons ses arguments à propos de la maîtrise des mathématiques : "La géométrie offre plusieurs ressources à l'architecte : elle le familiarise avec la régle et le compas, qui lui servent surtout à déterminer l'emplacement des édifices, et des alignements à l'équerre, au niveau et au cordeau... A l'aide de l'arithmétique, on fait le total des dépenses, on simplifie le calcul des mesures, on règle les proportions qu'il est difficile de trouver par les procédés que fournit la géométrie". La musique est elle aussi indispensable : "afin que l'on saisisse bien la proportion canonique et mathématique et que l'on tende convenablement les balistes...", un même son garantissant une même tension des cordes à boyau nécessaire pour lancer les projectiles bien "droit". "La musique est encore nécessaire pour les théâtres où des vases d'airain sont placés dans des cellules pratiquées sous les degrés. Les sons différents qu'ils rendent, réglés d'après les proportions mathématiques, selon les lois de la symphonie ou accord musical, répondent, dans leur division exacte, à la quarte, à la quinte et à l'octave, afin que la voix de l'acteur, concordant avec la disposition de ces vases, et graduellemnt augmentée en venant les frapper, arrive plus claire et plus douce à l'oreille du spectateur".
 
En quoi consiste l'architecture ?
 
Elle a pour objet : l'ordonnance, la disposition, l'eurythmie engendrée par la "symmetria" ou proportion, la convenance et la distribution
Définissons succinctement cinq de ces points : l'ordonnance désigne l'aménagement correct des parties intérieures d'un édifice et la conformité de ses proportions générales avec la "symmetria" laquelle se règle sur le module, mesure déterminée d'après laquelle on établit les dimensions de l'ensemble de l'ouvrage et de chacune de ses parties.
"La disposition est la situation avantageuse des différentes parties, leur grandeur appropriée aux usages auxquels ils sont destinés..."
"La bienséance est la convenance des formes extérieures d'un édifice dont la construction bien entendue donne l'idée de sa destination... La distribution étant le choix avantageux des matériaux et de l'emplacement où on doit les mettre en œuvre"
"L'eurythmie est l'heureuse harmonie des différentes parties de l'édifice... lorsque la hauteur répond à la largeur, la largeur à la longueur et l'ensemble aux lois de la "symmetria"
Quant à cette fameuse "symmetria" que nous avons déjà abordée comme un des points du différent Blondel-Perrault, Vitruve la définit comme " la proportion qui règne entre toutes les parties de l'édifice, et le rapport de ces parties séparées avec l'ensemble, à cause de l'uniformité des mesures. Dans le corps humain, le coude, le pied, la main, le doigt et les autres membres, offrent des rapports de grandeur ; ces mêmes rapports doivent se rencontrer dans toutes les parties d'un ouvrage. Pour les édifices sacrés, par exemple, c'est le diamètre des colonnes ou un triglyphe qui sert de module..."
 
Le corps humain comme modèle de proportion
 
Dans le premier chapitre de son troisième livre intitulé "De l'ordonnance du bastiment des temples, et de leurs proportions avec la mesure du corps humain", Vitruve précise sa pensée: "Pour  bien ordonner un Edifice il faut avoir égard à la Proportion (Symmetria) qui est une chose que les Architectes doivent sur tout observer exactement. Or la Proportion dépend du rapport (proportio) que les Grecs appellent Analogie. Car rapport est la convenance de mesure (commodulation) qui se trouve entre une certaine partie des membres & le reste de tout le corps de l'ouvrage, par laquelle toutes les proporions sont réglées. Car jamais un bastiment ne pourra estre bien ordonné s'il n'a cette proportion & ce rapport, & si toutes les parties ne sont à l'égard les unes des autres ce que celles du corps d'un homme bien formé sont, estant comparées ensemble"
 
On peut s'étonner que Vitruve propose ainsi comme modèle de proportion le corps de l'homme. Pourtant si l'on revient à Platon (mentionné plusieurs fois par Vitruve), dans le Timée, nous apprenons que le Démiurge, après avoir créé le cosmos et les animaux divins, confia à ces " jeunes dieux le soin de façonner des corps mortels, de compléter leur oeuvre en ajoutant tout ce qu'il fallait encore ajouter à l'âme humaine et tous les accessoires qu'elle exigeait, puis de commander et de gouverner aussi sagement et aussi bien qu'ils le pourraient cet être mortel, à moins qu'il ne fût lui-même cause de son malheur"(E. Chambry trad.). L'homme, partie intégrante de ce monde ordonné, est un élément en réduction de ce cosmos, un microcosme. Les proportions de son corps sont une des manifestations de cette mise en symétrie de l'ordre cosmique, de son harmonie.

mardi 21 octobre 2008

Nos Prestations :

Réalisation des pièces graphiques pour APS, demande de PC, APD, etc… comprenant :
Plan de situation.
Plan masse.
Coupe sur terrain.
Façades.
Une insertion sur photo du projet.
Page de garde avec tableau des surfaces et descriptif sommaire.
Plan du sous sol ou du vide sanitaire.
Plan d'aménagement du rez de chaussée.
Plan d'aménagement de l'étage si comble aménagé ou récupérable.
Coupe de principe et une coupe partielle sur un détail de construction le cas échéant.

Présentation :


Ce blog vous propose des réflections sur la DAO, des infos sur les demandes de permis de construires de maisons, des astuces de dessin et toutes autres infos qui gravite sur ce theme...
 
Jo